MOBILE 9 min de lecture·Mis à jour le 5 septembre 2026

Arrêt 2G et 3G : quels équipements de votre entreprise sont concernés ?

Votre alarme communique par une carte SIM posée en 2016 et personne ne l’a rouverte depuis. L’arrêt 2G et 3G va la rendre muette sans déclencher la moindre alerte. Voici les équipements touchés et le calendrier à tenir.

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Le calendrier exact de chaque opérateur.
La liste des équipements à vérifier chez vous.
Une migration planifiée sans coupure de service.
Équipements d'entreprise concernés par l'arrêt des réseaux 2G et 3G, alarme et ascenseur

Un mardi matin de mars, un client d’Aix nous appelle, la voix blanche. Son alarme n’a pas sonné pendant une intrusion. Le transmetteur affichait pourtant son voyant vert, sagement, comme la veille. Sauf que le réseau qui le portait venait de s’éteindre. L’arrêt 2G et 3G commence exactement comme ça, sans bruit.

Le calendrier réel de l’arrêt 2G et 3G.

Commençons par le plus concret. Cet arrêt ne tombe pas d’un bloc à une date nationale bien ronde. Il avance zone par zone, opérateur par opérateur. Et c’est précisément ce qui le rend piégeux pour une entreprise multisite. Vos équipements peuvent tomber à Bayonne pendant qu’ils tournent encore tranquillement à Lille, sur le même contrat.

Orange a ouvert le bal fin mars 2026 dans le Sud-Ouest, du côté de Bayonne, Anglet et Biarritz. La généralisation au reste du pays se joue cet automne, entre le 22 septembre et le 20 octobre. Autant dire demain matin. Les autres opérateurs suivent en novembre et en décembre.

OpérateurExtinction de la 2GExtinction de la 3G
OrangeDe mars à décembre 2026Fin 2028
SFRNovembre et décembre 2026Fin 2028
Bouygues TelecomNovembre et décembre 2026Fin 2029
Free MobileCalendrier aligné sur OrangeNon communiqué

La 3G tient plus longtemps, fin 2028 chez Orange et SFR, fin 2029 chez Bouygues Telecom. Mais ne comptez pas dessus comme filet de sécurité. Un boîtier qui bascule en 3G le jour où la 2G disparaît vous offre deux ans de sursis, pas une solution. Vous repasserez à la caisse en 2028.

On inventorie vos cartes SIM et on vous dit lesquelles vont tomber.
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Vos lignes mobiles face à l’arrêt 2G et 3G.

Bonne nouvelle pour commencer. Vos smartphones récents ne craignent rien. Vraiment rien. Le sujet, c’est tout ce qui traîne autour, les vieux combinés de chantier, le téléphone de secours au fond d’un tiroir, la ligne ouverte il y a huit ans pour un stagiaire et jamais refermée depuis.

Si votre parc mobile commence à dater, autant traiter les deux sujets d’un coup. Une offre mobile professionnelle à jour remet les appareils au niveau en même temps qu’elle nettoie les lignes dormantes que plus personne ne surveille.

Le VoLTE, cette petite option qui décide de tout.

Voilà le piège que presque personne n’a vu venir. Un téléphone peut capter la 4G pour naviguer sans savoir passer un appel en 4G. La voix, elle, redescend discrètement sur la 2G ou la 3G. Le jour où ces réseaux s’éteignent, l’appareil continue d’afficher ses barres de données et devient incapable d’émettre le moindre appel.

La vérification prend trente secondes. Dans les réglages du téléphone, cherchez appels 4G, VoLTE ou voix HD selon la marque, puis activez l’option. Activez aussi les appels par WiFi dans la foulée, ça vous sauvera dans les locaux où le signal passe mal. Franchement, faites-le sur toute la flotte avant l’automne.

Les téléphones qui ne passeront pas la barre.

Grosso modo, les modèles commercialisés avant 2014 ou 2015 ne gèrent pas le VoLTE. Ceux d’après 2018 le gèrent presque tous. Entre les deux se trouve une zone grise, où ça dépend du modèle et parfois même de la version logicielle installée. C’est là que se cachent les mauvaises surprises.

Le réflexe utile consiste à lister les appareils de plus de six ans encore en service. Dans la plupart des PME que l’on accompagne, ils pèsent moins de dix pour cent du parc. Mais ce sont souvent les postes les plus critiques, un gardien, un veilleur de nuit, un chef d’équipe sur un site isolé.

Les équipements qui vont vraiment s’arrêter.

Bon. Passons au coeur du sujet. Ce qui va tomber en premier, ce ne sont pas les téléphones, ce sont les objets. Tous ces boîtiers muets qui communiquent seuls depuis des années, dans un local technique poussiéreux, sans que personne ne se souvienne vraiment de leur existence.

Les alarmes et la télésurveillance.

C’est le cas le plus dangereux, et de loin. Un transmetteur d’alarme en 2G n’affichera aucun message d’erreur. Il va simplement cesser de transmettre. La centrale garde son voyant vert, le clavier répond normalement, tout semble parfait. La panne est invisible, et vous ne la découvrirez que le jour où vous aviez besoin qu’elle sonne.

Les ascenseurs et les téléalarmes.

Le téléphone d’urgence en cabine doit rester joignable en permanence, c’est une obligation réglementaire et la responsabilité retombe sur l’exploitant de l’appareil. Or beaucoup de modules installés avant 2018 passent par la 2G. Votre rapport de maintenance mentionne la génération du module, c’est le premier document à ressortir du classeur.

Les terminaux de paiement et les traceurs.

Un terminal de paiement mobile posé sur un marché ou en livraison, un traceur GPS sur un véhicule de service, un compteur relevé à distance, un portail télécommandé. Tous ces équipements partagent le même défaut, ils ont été installés une fois puis oubliés. Personne ne sait plus quelle carte SIM les fait vivre.

Les transmetteurs d’alarme et de télésurveillance
Les téléphones d’urgence en cabine d’ascenseur
Les terminaux de paiement mobiles et de livraison
Les traceurs GPS de véhicules et d’engins
Les interphones et les portails télécommandés
Les dispositifs de téléassistance et de santé

L’inventaire à mener avant cet hiver.

Je vais être direct. Aucune entreprise ne connaît la liste exacte de ses cartes SIM. Aucune. On retrouve toujours deux ou trois lignes que plus personne ne savait actives, facturées quelques euros par mois depuis des années. L’exercice se mène en une demi-journée et il paie tout de suite.

Où regarderCe que vous cherchez
La facture détaillée de l’opérateurLes lignes data à très faible consommation
Le rapport de maintenance ascenseurLa génération du module de téléalarme
Le contrat de télésurveillanceLe mode de transmission déclaré
Le local technique et les comblesLes boîtiers avec une antenne et une SIM
Les véhicules de serviceLes traceurs posés avant 2018

Une fois la liste établie, encore faut-il la tenir. C’est exactement le rôle d’un inventaire de parc, celui qui recense les postes, les licences et les abonnements au même endroit. Une gestion de parc informatique structurée évite que le même oubli se reproduise dans cinq ans avec la 4G.

Demander par écrit la génération de chaque module
Exiger une réponse datée de votre prestataire
Faire chiffrer le remplacement avant la coupure
Noter la date d’extinction annoncée sur votre zone
Vérifier la couverture 4G réelle de chaque site

Un chiffre pour situer l’enjeu. Une étude menée en 2024 estime à 685 millions d’euros le surcoût supporté par les acteurs privés et publics sur les seuls domaines de l’alarme, de la télésurveillance, de la téléassistance, des ascenseurs et des équipements médicaux. Ce n’est pas un détail de budget.

Par quoi remplacer une carte SIM 2G ?

La question revient à chaque devis. Faut-il viser la technologie la moins chère aujourd’hui, ou celle qui tiendra le plus longtemps ? Personnellement je tranche toujours dans le même sens, et l’expérience me donne raison assez souvent.

La 4G plutôt qu’une étape intermédiaire.

Remplacer une SIM 2G par une SIM 3G revient à repousser le problème de deux ans, pour le même coût de main d’oeuvre. La 4G couvre désormais plus de 99,8% de la population et son extinction n’est même pas évoquée. C’est le choix raisonnable pour un équipement que vous comptez garder dix ans.

Pour les objets communicants, le format d’abonnement compte autant que la technologie. Les cartes SIM data pour professionnels se pilotent depuis une console unique, avec une enveloppe partagée entre tous les boîtiers, ce qui évite de payer un forfait complet par capteur.

Quand le site n’a pas de ligne fixe exploitable, un routeur mobile prend le relais pour l’alarme et la vidéo. Notre guide pour choisir un routeur 4G professionnel détaille les modèles qui acceptent deux cartes SIM et basculent seuls en cas de perte de réseau.

Le LTE-M et le NB-IoT pour les objets.

Ces deux variantes de la 4G ont été pensées pour les capteurs. Consommation minuscule, pénétration dans les sous-sols et les cages d’ascenseur, coût d’abonnement réduit. En revanche le débit reste faible, donc oubliez la vidéo. Pour un compteur ou un détecteur, c’est parfait.

La 5G, elle, ne concerne pas ces équipements. Elle sert les sites denses et les gros débits, et notre article sur la 5G en entreprise en donne les usages réels. Pour un transmetteur d’alarme, ce serait sortir l’artillerie lourde pour envoyer trois octets.

TechnologiePour quels équipementsCe qu’il faut retenir
4GAlarmes et terminaux de paiementLe choix par défaut aujourd’hui
LTE-MTraceurs et capteurs mobilesFaible consommation et bonne pénétration
NB-IoTCompteurs et capteurs fixesTrès économique mais débit minime
5GSites denses et gros débitsInutile pour un simple transmetteur

Le cas des smartphones de votre flotte.

Renouveler quelques appareils à l’occasion de cette échéance, ça se défend. Encore faut-il savoir lesquels, et ne pas remplacer un parc entier par réflexe. La bonne méthode consiste à croiser l’âge des appareils avec la criticité du poste occupé.

Un inventaire de flotte tenu correctement répond à la question en dix minutes. Piloter une flotte mobile depuis une console unique vous donne la marque, le modèle et la version logicielle de chaque appareil, sans avoir à les collecter un par un.

Profitez-en pour réajuster les enveloppes de données au passage. Les usages ont changé, les besoins aussi. Notre repère sur combien de données mobiles prévoir par salarié évite de payer du volume qui ne sert jamais, ou pire, de découvrir les hors forfait en fin de mois.

Lister les appareils de plus de six ans
Activer le VoLTE sur l’ensemble de la flotte
Repérer les lignes actives sans utilisateur
Remplacer en priorité les postes critiques
Recycler les anciens appareils auprès de l’opérateur

Le rétroplanning pour migrer sans coupure.

Allez, un cas concret. Une PME de Vitrolles, trente-deux salariés, deux sites. On a lancé l’inventaire en juin. Résultat, onze cartes SIM inconnues au bataillon, dont le transmetteur d’alarme du dépôt et les deux traceurs des camions. Trois semaines de travail au total, étalées sur l’été, sans une heure de coupure.

Le rythme qui fonctionne tient en quatre temps. Vous inventoriez, vous interrogez chaque prestataire par écrit, vous remplacez les équipements critiques en premier, puis vous testez réellement. Ce dernier point compte plus que tout le reste. Un transmetteur remplacé mais jamais testé ne vaut pas mieux qu’un transmetteur éteint.

Et le test, c’est simple. Vous déclenchez volontairement l’alarme, vous vérifiez que le centre de télésurveillance reçoit bien le signal, vous notez l’heure sur le rapport. Ça prend un quart d’heure et ça vous évite de découvrir le problème un dimanche soir.

Sur ce genre de chantier, le plus dur reste de coordonner l’ascensoriste, le télésurveilleur et l’opérateur mobile, qui ne se parlent jamais spontanément. C’est exactement ce qu’on prend en charge chez Newlink, avec un interlocuteur unique et un calendrier calé sur la date d’extinction de votre zone.

Un audit de vos lignes et de vos équipements communicants, sans engagement.
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Les questions fréquentes.

Mon téléphone capte la 4G, suis-je concerné ?

Peut être, oui. Capter la 4G pour naviguer ne signifie pas savoir appeler en 4G. Si l’option VoLTE n’existe pas ou reste désactivée, la voix redescend sur la 2G, et l’appareil perdra les appels et les SMS le jour de l’extinction. Vérifiez dans les réglages, la mention apparaît sous appels 4G ou voix HD.

Comment savoir si mon alarme utilise encore la 2G ?

Votre contrat de télésurveillance précise le mode de transmission, et le rapport d’intervention annuel mentionne la référence du module. Si les deux restent muets, demandez la réponse par écrit à votre installateur. Un matériel posé avant 2018 fonctionne très souvent en 2G, c’est le point de départ le plus fiable.

Que risque une entreprise qui ne fait rien ?

Une perte de service silencieuse, sans alerte préalable. L’alarme cesse de transmettre, le traceur disparaît de la carte, le terminal de paiement refuse les transactions. Pour un ascenseur, l’enjeu dépasse le confort puisque la liaison d’urgence relève d’une obligation réglementaire qui engage l’exploitant.

La 3G peut-elle servir de solution d’attente ?

Techniquement oui, économiquement non. Elle s’éteint fin 2028 chez Orange et SFR, fin 2029 chez Bouygues Telecom. Vous paieriez deux fois la même intervention à quelques années d’intervalle, pour un matériel identique. Autant passer directement en 4G dès maintenant.

Combien coûte le remplacement d’un module ?

Cela dépend surtout de la main d’oeuvre et de l’accès au matériel. Le module lui même reste modeste, l’intervention pèse davantage, en particulier sur un ascenseur ou dans un local difficile d’accès. Regrouper plusieurs remplacements sur une même visite fait tomber la facture de façon notable.